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Le Fonds de durabilité des Grands Lacs
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Points saillants du programme

Table des matières


De fructueux travaux de restauration font revenir des espèces rares

Les Jardins botaniques royaux, en partenariat avec le Fonds de durabilité des Grands Lacs, ont commencé à constater d’excellents résultats dans la restauration du capital naturel dans le cadre de leur fructueux projet de remise en état de Grindstone Creek et de Cootes Paradise. Lancé en 1998, ce projet visant à donner suite à certaines des préoccupations du secteur préoccupant du port de Hamilton inclut nombre de mesures ciblées pour la restauration, dont la gestion des plantations riveraines, des terres humides et de la passe à poissons des Jardins botaniques royaux et la répression des espèces envahissantes.

Au fur et à mesure que ce travail de restauration assainit l’état des terres humides de Grindstone Creek et de Cootes Paradise, des espèces peu communes en Ontario ont commencé à revenir. L’an passé, on a observé plusieurs visiteurs importants. La paruline orangée, figurant comme en voie de disparition tant dans la Loi sur les espèces en voie de disparition (LED) de l’Ontario que dans la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral, a fait son apparition, en se reproduisant et en aidant les oisillons à prendre leur envol. La découverte de deux bébés-tortues géographiques du Nord (préoccupation particulière – tant LED que LEP), la confirmation de la présence continue d’une population de tortues de Blanding (menacées – LED) ont toutes été notées dans la région. Enfin, à la passe à poissons, on a examiné une éventuelle lamproie brune (préoccupation particulière – annexe 3, LEP) qui, si on en confirme l’identification, serait le premier spécimen de cette espèce, rare dans la province, qu’on ait relevé dans les Grands Lacs.

Utilisant une approche écosystémique, ce projet aide à s’assurer que la biodiversité du bassin des Grands Lacs est conservée et protégée, d’où le retour ou le rétablissement de plusieurs espèces en péril.

tortues de Blanding

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Participation du Fonds de durabilité des Grands Lacs (gouvernement du Canada) à l'inauguration d'une station d'épuration des eaux excédentaires d'égouts unitaires, utilisant une technologie novatrice et économique

Au cours d'une cérémonie tenue le 29 septembre, la ville de Niagara Falls (Canada) a inauguré sa nouvelle station pilote d'épuration des eaux d'égout mixtes fondée sur une technologie novatrice à haut débit. Parmi les conférenciers invités se trouvaient le maire de Niagara Falls, Ted Salci, le président de la municipalité régionale de Niagara, Peter Partington, Nancy Giles, qui représentait le député provincial de Niagara Falls (Kim Craitor), et Sandra Kok, du Fonds de durabilité des Grands Lacs (FDGL), en remplacement du ministre fédéral de l'Environnement, Stéphane Dion. David Watt, de la municipalité de Niagara Falls, a présenté les détails techniques, soulignant les économies potentielles de cent millions de dollars rattachées à ce système par rapport aux technologies traditionnelles d'épuration des eaux excédentaires.

Les débordements d'eaux mixtes surviennent lorsque le réseau d'égout devient surchargé d'eaux pluviales et qu'une partie du contenu de l'égout (où les eaux pluviales se mélangent aux eaux d'égout non traitées) contourne les systèmes d'épuration habituels et est rejetée directement dans les eaux réceptrices. Les eaux excédentaires représentent souvent une source importante de pollution dans les municipalités des Grands Lacs.

Le FDGL et l'Institut national de recherche sur les eaux, d'Environnement Canada, ont fourni un soutien technique et financier (130 000 $) à la ville de Niagara Falls pour l'étude sur l'épuration des eaux usées. Cette étude a permis l'évaluation de technologies de traitement à haut débit des eaux mixtes au site de débordement du réseau unitaire. Le financement du FDGL a servi à établir le concept final de la station pilote. Cette installation contribuera au programme de mise en oeuvre de la gestion des eaux d'égout mixtes de la ville et les résultats de l'expérience seront extrêmement utiles pour d'autres municipalités du bassin des Grands Lacs, comme de partout au Canada.

cérémonie de découpage de ruban

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Environnement Canada célèbre la réussite du projet d’assainissement des sédiments de la Northern Wood Preservers

On a assaini un des sites de sédiments les plus contaminés du Canada. Grâce aux efforts concertés de l’industrie et des organismes gouvernementaux, la formule d’assainissement de la Northern Wood Preservers, NOWPARC, projet de 20 millions de dollars pour l’assainissement des sédiments, a été conçue et mise en application.

Le député local de Thunder Bay, M. Joe Comuzzi, ainsi que le député provincial, M. Michael Gravelle, se tenaient sur les lieux le mardi 20 septembre 2005 pour féliciter les parties ayant mené le projet à bon terme. Les membres du personnel d’Environnement Canada, MM. Simon Llewellyn (retraité), Roger Santiago et Ian Orchard, ont reçu des prix en reconnaissance de leur remarquable contribution au projet  NOWPARC. Environnement Canada et le ministère de l’Environnement de l’Ontario ont collaboré avec Abitibi-Consolidated Inc., Northern Wood Preservers Inc. et CN Rail à propos du projet d’assainissement lancé en 1997. 

Parmi les points saillants du projet, citons l’isolation du site contaminé par la créosote, le retrait mécanique et le traitement thermique de 11 000 mètres cubes (m3) de sédiments hautement contaminés et la création de 5 hectares d’habitat à poissons.

La contamination des sédiments à Northern Wood Preservers fut un élément clé à traiter dans le plan d’assainissement du port de Thunder Bay. L’exécution du travail d’assainissement est une importante étape de la résolution des questions locales de qualité de l’eau et du retrait du port de Thunder Bay de la liste des secteurs préoccupants dressée par la Commission mixte internationale. Le Fonds de viabilité des Grands Lacs du Gouvernement du Canada a fourni la part fédérale (5,8 millions de dollars) du projet de 20 millions de dollars. 

Thunder Bay Harbour

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Le retour du riz sauvage à Cootes Paradise

Avant 1934, le riz sauvage (Zizania aquatica), était une des espèces de plantes les plus abondantes à Cootes Paradise, une zone marécageuse située dans le secteur ouest du havre Hamilton. Toutefois, cette plante a progressivement disparu de l’endroit, victime de diverses pressions environnementales, notamment de la présence néfaste de la carpe. La construction de la passe à poissons de Cootes Paradise en 1997 a pour ainsi dire éliminé cette pression. En 2002, après la réapparition soudaine de quelques plants de riz sauvage en 1999, M. Peter Lee, de l’Université Lakehead, en partenariat avec le Fonds de durabilité des Grands Lacs et les Jardins botaniques royaux, a commencé à étudier la possibilité de réintroduire cette espèce rare de la région carolinienne.

La mise au point d’un modèle SIG a permis de repérer des habitats propices pour le riz sauvage dans le marécage. De plus, de nombreux échantillons de sédiments ont été prélevés et de nombreuses plantes ont été semées à titre d’essai. Ces études ont révélé que même si le riz sauvage pouvait pousser dans l’ensemble du marais, les meilleures conditions de production de cette plante annuelle se trouvaient dans les secteurs présentant une couverture d’eau saisonnière, des sédiments affichant des niveaux élevés d’azote (N) et de phosphore (P) ainsi qu’une teneur en matières organiques supérieure à la moyenne. Une analyse de l’eau de porosité des enceintes de tests a révélé que le riz sauvage contribuait à réduire de deux à trois fois les niveaux d’azote, de phosphore et de potassium. Ces données suggèrent que le riz sauvage pourrait agir à titre de filtre naturel efficace, étant donné que le phosphore constitue un problème dans le secteur préoccupant du havre Hamilton.

Une surveillance récente a révélé que les enceintes, même si elles affichaient certains écarts d’une année à l’autre, progressaient bien au chapitre de la production de graines et du développement autonome. Espérons que ces plantes prendront de l’expansion dans Cootes Paradise et que leurs graines serviront à réintroduire cette espèce dans d’autres sites du Sud de l’Ontario.

clôture de riz sauvage

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La modélisation informatique aide à cibler les sites ruraux à restaurer

Ces dix dernières années, l’Office de protection de la nature de la péninsule du Niagara (OPNPN), avec l’appui du Fonds de durabilité des Grands Lacs (FDGL), a lancé un projet efficace de réduction de la pollution non ponctuelle (PNP) dans le secteur préoccupant de la rivière Niagara (SP). Ce projet a conduit à la création de 7,2 ha de terres humides,  240 ha of reboisement et plus de 126 km de tampons riverains. En vertu de ce projet, on a interdit de faire accéder 2 500 têtes de bétail à des cours d’eau  et on a terminé 57 projets d’amélioration du stockage du fumier. Ces activités ont enlevé plus de 73 000 m3/an (à peu près l’équivalent de 900 piscines de taille moyenne) du fumier liquide s’acheminant par ruissellement dans les cours d’eau.  

L’OPNPN utilise divers outils de gestion des projets, comme leRaison Object System - Agricultural Non-point Source(ROS-AGPNP) (système par objets Raison – source agricole non ponctuelle) pour mener à bien la réalisation du programme. Le ROS-AGPNP est un modèle axé sur les événements, à perturbation unique, qui prévoit les répercussions des sources de pollution non ponctuelles sur la qualité et la quantité de l’eau. Le FDGL a collaboré avec plusieurs partenaires des projets pour modifier cet outil à utiliser dans le bassin des Grands Lacs.  

Plus tôt dans l’année, l’OPNPN a utilisé le ROS-AGPNP pour accomplir des travaux de simulations comparatives et de restauration des cibles au sein du bassin hydrographique d’Oswego. Les simulations ont révélé qu’en ciblant un exploitant local de ferme laitière pour des travaux de restauration, on contribuerait le plus possible à améliorer l’environnement. Avec l’aide de l’OPNPN, le propriétaire terrien a terminé un projet de clôture du bétail et de stockage du fumier, ce qui a amélioré la qualité de l’eau dans le sous-bassin hydrographique de la crique Oswego.  

Les projets de restauration contribuent beaucoup à l’élimination des SP du Canada, mais il importe que ces projets puissent se réaliser de la façon la plus efficace possible. L’utilisation d’outils comme le ROS-APNP assure que ces projets se trouvent dans les sites les plus favorables. En vertu de projets comme le Projet de réduction de la pollution PNP de la rivière du Niagara, l’OPNPN et le FDGL contribuent à l’avancement du projet d’élimination du SP de la rivière Niagara.  

Andrew Mack (OPNPN) collabore avec un exploitant agricole local à l’exécution d’un projet efficace de stockage du fumier.

Andrew Mack (OPNPN) collabore avec un exploitant agricole local à l’exécution d’un projet efficace de stockage du fumier.

 

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Les avantages économiques des mesures correctives – Fonds de durabilité des Grands Lacs

  • Le Fonds de durabilité des Grands Lacs (FDGL) supporte près du tiers du coût total des projets qui prennent des mesures correctives pour restaurer les secteurs préoccupants. Depuis 1990, le Fonds a fourni 87 des 205 millions de dollars qui appuient 700 projets qui comprenaient la restauration de l’habitat, l’assainissement des sédiments contaminés, la gérance et la régulation du ruissellement urbain et rural. 
  • Outre les améliorations apportées à la qualité de l’environnement, les collectivités obtiennent des avantages économiques du fait de la restauration de l’environnement. En voici quelques exemples:

- Économies d’impôts de plus de 70 millions de dollars en frais d’immobilisations du fait de l’optimisation des usines de traitement des eaux usées dans des municipalités de quatre secteurs préoccupants, soit un rendement de 20/1 en matière d’investissement   

- Pour chaque dollar fourni par le FDGL, plus de deux dollars ont été dépensés, en espèces ou en nature, par des partenaires locaux

- Hausse en emploi total de plus de 7 000 emplois en équivalence plein temps

-174 millions de dollars en hausses salariales en Ontario, 257 millions de dollars de hausse du produit provincial brut de l’Ontario et 81 millions de dollars en hausse en recettes fiscales fédérales, provinciales et locales  

- Économie de coûts liés à l’épuration des eaux usées, à l’entretien des rives des cours d’eau et à la protection contre les crues, ce qui a permis de réaliser un rapport de rentabilité de 10/1au programme de gérance du bassin hydrologique de Hamilton-Halton, de 16/1 à l’association environnementale de Severn Sound et de 13/1 au plan d’assainissement de Bay of Quinte.

- Accroissement de la valeur récréative du fait de l’épuration des sédiments contaminés du secteur préoccupant de Sainte-Claire, d’où des avantages économiques de plus de 300 000 $ par an résultant de la pêche de loisirs dans le lac   

- Nouvelles possibilités de commerce et de développement, les connaissances, les outils et les techniques touchant la restauration engendrés et appuyés par le FDGL suscitant l’attention de pays étrangers (comme dans le cas du gouvernement central de Chine pour les travaux de restauration environnementale de la ville de Wuxi)

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Un civisme habilité n° 2: Le modèle fructueux EcoSuperior

  • Environnement Canada s’emploie à établir des capacités dans les localités, afin d’aider à réaliser les objectifs ministériels des plans d’assainissement (PA) et les plans d’aménagement panlacustre (PAP). À cette fin, EcoSuperior s’est révélé un modèle fructueux dans le bassin hydrologique du lac Supérieur.  
  • EcoSuperior, constitué en société en 1994, est un organisme à but non lucratif exploité par un conseil bénévole d’administrateurs qui représentent le gouvernement, l’industrie et le monde universitaire. Grâce à des partenariats avec le secteur commercial et industriel des localités, ainsi qu’avec tous les ordres de gouvernement, Ecosuperior s’emploie à accroître la sensibilisation et la participation du public.   
  • Depuis 2000, le Fonds de durabilité des Grands Lacs a fourni plus de 150 000 $ à EcoSuperior. Cet effort s’insère dans la démonstration de rejet nul du programme binational du lac Supérieur pour les contaminants toxiques et comprend l’Ontario comme partenaire. 
  • En collaboration avec l’industrie, les petites entreprises et d’autres groupes communautaires du bassin hydrologique du lac Supérieur, EcoSuperior s’est attaché à empêcher que le mercure présent dans les articles du commerce (piles-boutons, tubes fluorescents, thermostats et thermomètres) ne rejoigne les décharges du bassin.
  • De plus, le financement d’Environnement Canada permet à EcoSuperior de sensibiliser les collectivités, y compris les Premières nations, au problème de la combustion des déchets, et d’exécuter d’autres programmes, dont le programme d’élimination du mercure, en coopération avec la Clean Air Foundation. Des milliers de transactions (sensibilisation, recyclage) ont eu lieu avec des citoyens de localités allant de Thunder Bay à Sault-Sainte-Marie.
  • Le Conseil du recyclage de l’Ontario a rendu hommage à EcoSuperior, en lui décernant le prix de réduction des déchets de l’Ontario pour 2003, récompensant les organismes sans but lucratif participant aux programmes novateurs de réduction des déchets.  
  • En 2004, EcoSuperior a reçu un prix de gérance de l’environnement. Coordonné par le programme binational du lac Supérieur, ce prix reconnaît les importantes contributions que les personnes, les entreprises, l’industrie, les collectivités et les Premières nations/tribus ont apportées à la protection et à la restauration des ressources naturelles dans le bassin du lac Supérieur aux États-Unis et au Canada.  
  • EcoSuperior a démontré que les compétences, les connaissances et les réseaux locaux exécutent des programmes avec efficacité en faisant appel aux municipalités, aux citoyens, à l’industrie et à d’autres organismes.  

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Le gouvernement fédéral et la collectivité – L’appui aux efforts locaux

  • Le Programme de durabilité des Grands Lacs (PDGL) appuie les projets communautaires qui restaurent les secteurs préoccupants (SP) désignés du Canada dans le bassin des Grands Lacs.  
  • Depuis 1990, le FDGL et le programme qu’il a remplacé (Fonds d’assainissement des Grands Lacs) ont fourni 87 millions de dollars pour contribuer à la réalisation de 700 projets environnementaux dans 17 SP du Canada.  
  • Les éléments-clés de tous les projets du FDGL sont les partenariats techniques et de financement établis. Parmi les partenaires, citons le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et les municipalités, les offices de protection de la nature, les organismes non gouvernementaux, les Premières nations, les établissements d’enseignement, le secteur privé et les bénévoles des localités. Ensemble, ils ont fourni 213 millions de dollars en ressources financières et en nature.  
  • En collaboration avec 25 offices de protection de la nature et d’autres organismes, on a amélioré les rives pour améliorer l’habitat des poissons et de la faune. On encourage les propriétaires terriens à mettre en application des méthodes de gestion optimales pour réduire les sources de contaminants des activités agricoles et renforcer la gérance.
  • Citons un exemple de projet fructueux du FDGL: le projet de gérance du bassin hydrologique du port de Hamilton (HHWSP). Ce projet a reçu, en 2003, le prix de la gérance de campagne Canada d’Habitat de la faune Canada. L’ex-ministre de l’Environnement, M. David Anderson, a décerné ce prix au projet HHSWP pour rendre hommage à la promotion, par celui-ci, de programmes de gérance exemplaires en harmonie avec la nature.  
  • Le projet HHWSP n’est qu’un des projets fructueux du FDGL. Ce succès dépend en grande partie des partenariats qu’il a formés pour aider à financer le projet, à créer des technologies et à passer à l’application. Voici quelques-uns des partenaires, plus de 30, qui ont participé directement ou indirectement au succès de ce projet: Pêches et Océans Canada; le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario; l’Office de la protection de la nature de la Région de Hamilton; la Ville de Hamilton; Habitat de la faune Canada; leHamilton Naturalist's Club; ainsi que les écoles locales et les propriétaires terriens.
  • Les approches et les technologies employées par le projet HHWSP ont été transférées à d’autres SP et dans tout le Canada. Les chargés de projets ont partagé leurs connaissances et leurs expériences d’une réduction de la pollution à des sources non ponctuelles, de la restauration des obstacles aux poissons, de la participation communautaire et de la stratégie du patrimoine naturel avec d’autres organismes privés, des organismes provinciaux et des organismes non gouvernementaux.

 

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Les études de télémétrie du poisson identifient l’habitat préféré du poisson

Un des éléments positifs de la gérance sur le paysage est l’établissement de tampons végétaux le long des cours d’eau. Ces tampons améliorent la qualité de l’eau et l’habitat de la faune, en réduisant l’érosion des berges, en filtrant les sédiments et les éléments nutritifs, en offrant des corridors végétatifs que la faune peut utiliser pendant la migration entre les bois et en améliorant l’habitat des affluents. Le Fonds de durabilité des Grands Lacs (FDGL) a participé à plusieurs projets qui illustrent les avantages que la restauration des tampons offre aux poissons et à leur habitat.    

L’Office de protection de la nature de la péninsule du Niagara (OPNPN), en partenariat avec la FDGL et le Conseil de la restauration de la rivière Niagara, vient d’exécuter une étude de télémétrie sur les mouvements migratoires de 20 brochets du Nord (Esox Lucieus) pour caractériser leurs zones préférées de frai. En comprenant les zones préférées du brochet du Nord et les conditions pertinentes d’habitat, l’OPNPN a pu cibler les meilleures zones à restaurer en amont.

Le canal de drainage du bassin hydrographique de la rivière Welland est une zone fréquentée par le brochet du Nord. On ne l’a pas pleinement utilisé. Avant la restauration de cette zone, le brochet du Nord n’allait, par migration, qu’à seulement 200 m en amont, le long du canal. Pour agrandir l’habitat, on a incorporé des tampons de 10 à 14 m de largeur des deux côtés du cours d’eau, d’où 1,5 ha (3,7 acres) d’habitat riverain restauré. Ce projet de restauration étant terminé, le brochet peut maintenant utiliser 1 200 mètres de plus d’un habitat dont il a désespérément besoin dans le bassin hydrologique.  

L’utilisation de cette technique de surveillance a donné d’excellents résultats. D’après ces résultats, l’OPNPN peut maintenant utiliser cette méthode pour cibler d’autres sites à restaurer pour l’habitat du brochet du Nord. Pour de plus amples renseignements sur cette étude, veuillez vous reporter à : www.biotactic.com/Pike Telemetry 2003.pdf *

L’utilisation d’outils de surveillance comme les études de télémétrie aide à s’assurer que les projets des sites les plus favorables et que le travail de restauration sont exécutés d’une manière qui offre les meilleures possibilités de succès. Par le biais de ces activités, l’OPNPN et le FDGL contribuent à faire radier le SP de la rivière Niagara de la liste des SP.  

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Verdir le bassin de la Rouge

Situé à la périphérie est de Toronto, le bassin de la rivière Rouge fait face à de nombreux problèmes environnementaux. L’un des principaux problèmes est la destruction et la dégradation de l’habitat des poissons et d’autres espèces sauvages. Le parc de la Rouge abrite de nombreuses espèces sauvages, dont certaines sont considérées comme rares, vulnérables ou en voie de disparition. Les annexes de la Loi sur les espèces en péril (LEP) comprennent des espèces qui ont élu domicile dans le parc, telles la buse à épaulettes, le pic à tête rouge, le ginseng à cinq folioles et le méné long. Afin de restaurer, de relier et d’augmenter les étendues de forêt, de milieu humide et de pré, de faire en sorte que les espèces puissent trouver des milieux propices à la reproduction et d’accroître l’abondance des animaux et végétaux, les Amis du bassin de la rivière Rouge (Friends of the Rouge Watershed-FRW) ont lancé le projet de restauration du bassin de la Rouge par les jeunes et la collectivité (Youth & Community Greening the Rouge Watershed).

Financés en partie par le Fonds de durabilité des Grands Lacs (FDGL), à hauteur de 50000$, les Amis du bassin de la rivière Rouge et leurs partenaires ont atteint bon nombre des objectifs de leur projet. Grâce à l’expansion et à l’amélioration des milieux qu’affectionnent les papillons et d’autres insectes locaux, de nombreuses espèces rares dans la région commencent à apparaître dans le bassin de la Rouge. Par ailleurs, la participation des jeunes et des écoles locales, en plus d’avoir une valeur éducative relativement à l’importance de la conservation des espèces sauvages et des habitats, contribue à sensibiliser la collectivité. Plus de 2500élèves et bénévoles ont participé aux activités de remise à l’état naturel de trois cours d’école situées dans le bassin de la Rouge. Le projet de restauration du bassin de la Rouge par les jeunes et la collectivité est bénéfique du fait qu’il contribue à sensibiliser les générations futures et fait prendre conscience de l’importance de la conservation de l’environnement. Le service des Parcs et le service des Travaux publics de la Ville de Toronto ainsi que la Fondation Trillium de l’Ontario, en collaboration avec de nombreux autres partenaires des Amis du bassin de la rivière Rouge, mettent l’épaule à la roue. En favorisant la participation des entreprises et de la collectivité, qui assure la contribution active de bénévoles dévoués aux travaux de restauration, les responsables du projet de restauration du bassin de la Rouge par les jeunes et la collectivité et leurs partenaires aident à faire en sorte que cet important projet soit un succès.

Les principaux objectifs du projet sont la restauration et l’amélioration des prés, des forêts et des milieux humides ainsi que la récolte de semences de végétaux indigènes dans le bassin de la rivière. La plantation de 21150 arbres et arbustes indigènes sur 19,2hectares dans des sites prioritaires du parc de la Rouge, l’ajout de douze étangs à grenouilles et de 70structures utiles aux espèces sauvages (comme des nichoirs, des perchoirs à rapaces et des tas de bois) de même que la plantation de 18535fleurs sauvages indigènes dans plusieurs parcelles ont accru et amélioré les habitats dans la région.

Les activités de surveillance ont révélé que le taux de succès pour ce qui est de la croissance des végétaux et de la survie des espèces plantées est de 80%. Canards branchus, merlebleus, hirondelles bicolores et crécerelles ont niché et élevé leurs petits dans les nichoirs installés autour des sites de plantation. On a vu dans les étangs à grenouilles des douzaines de grenouilles vertes, rainettes versicolores, grenouilles léopards et crapauds d’Amérique. Les milieux humides et la nouvelle végétation ont attiré hérons verts, grands hérons, bihoreaux et cygnes trompettes dans des secteurs où ces espèces n’avaient pas été aperçues auparavant. Des grands-ducs d’Amérique et des rapaces diurnes, comme des crécerelles, des buses à queue rousse et des buses pattues, utilisent régulièrement pour chasser les perchoirs installés à leur intention. L’hibernacle à serpents est fréquenté par plusieurs couleuvres tachetées et couleuvres rayées, et plus d’une douzaine de tortues peintes ont été observées sur les morceaux de bois introduits dans l’étang du chemin Bear. Enfin, les tas de bois placés aux sites de plantation sont fréquentés par de nombreuses espèces, dont des souris sylvestres, des serpents, des campagnols des champs, des bruants des prés et des papillons diurnes et nocturnes.

grenouille léopard
photo fournies par Friends of the Rouge Watershed

Les succès du projet de restauration du bassin de la rivière Rouge par les jeunes et la collectivité seront durables, comme en témoigne l’installation d’espèces en péril comme la buse à épaulettes et le pic à tête rouge ainsi que de nombreuses autres espèces sauvages dans les habitats améliorés. Selon le député de Scarborough-Rouge River, M.Derek Lee, les activités des Amis du bassin de la rivière Rouge contribuent de façon précieuse à la protection et à la restauration des habitats en combinant expertise, éducation et participation de la collectivité. Le projet de restauration du bassin de la rivière Rouge par les jeunes et la collectivité est bénéfique pour cette région dégradée. Grâce aux efforts considérables de tous les participants, le futur du bassin de la rivière Rouge s’annonce vert et prospère.

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Créé le : 2004-12-20
Mis à jour le : 2006-05-16
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Contenu revu le : 2006-05-16Consulter les détails de la ressource
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